24/01/2008

Attali, son rapport, ses experts, son théâtre

Mais voyoooons Attali est très bieeeeeen, il arrive même à nous servir des resucées de rapports de l'OCDE (immigration) ou des observations de Barre dans les années 80 -voire auparavant- (départements) et à faire croire que c'est du neuf ! (comme Christophe) Puisqu'on vous dit que c'est pour votre BIEN !

Ceci dit, s'il y a UNE mesure à appliquer c'est bien la suppression des conseils généraux ! Mais ça, on ne l'aura pas.

J'ai suivi un fragment de la mise en scène de la remise du rapport, du théâtre. Chacun des experts qui se lève pour dire quelques phrases, le tout faisant un ensemble cohérent. On aurait été sur scène (mais elle était squattée par les deux présidents) j'aurais dit que c'était une fort maladroite mise en scène de patronage sur le mode "ça fait de la croissance et du pouvoir d'achat". Une véritable antienne. Ce n'est pas possible, ce texte a été pondu par Gaino !

Nous avions Feydeau et Labiche à l'Élysée, ils viennent d'être rejoint par Bouvard et Pécuchet dans un rôle d'auteurs…

Avec un théâtre subventionné pareil, pas étonnant que le budget de la Culture soit à sec.

Simplification administrative bien comprise

Suite aux réactions de notre président à la partie "départements" du rapport Attali, je me demande vraiment si ce n'est pas plutôt la fronde éventuelle des élus UMP des Conseils Généraux qui guide son opinion.

L'intérêt général ? Oui, mais après celui de son camp.

Pour le 92, ce serait véritablement une catastrophe de perdre une si belle équipe, vraiment…

Ad Absurdo Et Renovationem

J'acquiesce à 99,9% ce qu'à écrit Hypos sur son blog (mieux que les brigades d'acclamation spontanées). Ce n'est pas en faussant la construction depuis juin des fondations jusqu'au toit que l'on fera du neuf. On ne fait pas du neuf avec du vieux sauf si l'on s'appelle Christophe et que l'ont écrit et dessine le Sapeur Camember à défaut du Savant Cosinus ou de la Famille Fenouillard.

On gâche, on bâcle et on perd de vue l'essentiel : les militants, les adhérents qui sont notre force.

Tel que ça tourne depuis des mois, c'est absurde, mais fonctionner ad absurdo ne nous donnera jamais le parti que nous voulons, mais la pire des choses serait de l'abandonner avant que toutes les ressources démocratiques soient épuisées. Il y a d'autres élections internes d'ici fin 2008. À peine créés, rénovons par la base.

Raisonner ad absurdo est une bonne méthode de débogage organisationnel. À force de prouver que nous nous tirons dans le pied, nous passerons peut-être enfin à faire du démocratique et du 21e siècle. Pas trop tôt. Mais que de temps perdu pour des petites ambitions mesquines ou des vieux réflexes antédiluviens.