15/02/2008

Têtes blondes

Ça s'agite autour de la Marseillaise… (laissons les dictatures et les pays au nationalise exacerbé imposer le chant de l'hymne national aux têtes blondes, ça ne les remplis pas plus ni mieux)

Ça s'agite autour d'un droit de regard pour les élus locaux sur les programmes scolaires… (mais pour en faire quoi ? Ça dérange tant que ça des programmes nationaux ?)

Ça s'agite autour d'une forme particulièrement perverse "d'adoption" par les enfants du primaire. Simone Veil a eu le mot juste : "À la seconde, mon sang s'est glacé." C'est de plus une forme particulièrement perverse de repentance : morbide et malsaine.

On ne renseigne pas l'horreur en la faisant porter à des gosses de 10 ans.

N'était-il pas question d'en finir avec la "repentance" ?

aparté

Je teste une rhino-pharyngite de premier choix depuis presque une semaine, je reprends la plue ce soir.

Zut, moi qui voulais aller au Café des blogs… :(

08/02/2008

Un site de notation des profs

J'entends parler, avec force éloquence à droite, d'un site privé de notation des professeurs par leurs élèves.

Or le fait que j'estime que tout ne se note pas, pas par tout le monde et pas n'importe comment. Je trouve tout de même désopilant de voir à droite des personnes qui se félicitent d'un principe digne des Gardes Rouges pendant la Révolution Culturelle, et proche par le principe du renversement d pouvoir ce ce que certains honnissent à longueur de discours depuis des années en parlant de ces vilains soixante-huitards et de tous leurs méfaits.

Je passe sur la poilade, mais qu'en est-il de la CNIL ? Qu'en est-il de la diffamation publique ? N'est-ce pas une opération bassement mercantile pour engranger du référencement Google et de la publicité au passage avec une bonne dose de populisme de comptoir digne d'un Dupont-Lajoie ?

Si une question fondamentale a toujours été "qui garde les gardiens ?" je me demande quels sont les gardiens qui sont vraiment à surveiller…

Dans un pays qui s'intéresse plus aux SMS et aux plaintes afférentes qu'aux modifications de la constitution ou à la ratification à la hussarde d'un mini pas mini traité simplifié pas simplifié qui fait repasser par la fenêtre ce qui avait été chassé par les urnes, rien ne m'étonne.

Mais traiter de telle manière un référendum, n'en tenir aucun compte en renégociation, c'est piétiner avec alacrité et un joie enfantine les droits fondamentaux des citoyens.

Ne pas s'étonner ensuite si le dégout de la politique surpasse le désintérêt de la chose publique, de l'idée européenne. Dans une vision de boutiquier tel qu'on nous la sert, ce n'est que raison.

Si la raison revient, j'arrête tout.